La 16e édition du Salon international du livre d’Abidjan 2026 s’est ouverte hier au Centre des expositions d’Abidjan, en présence du président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, aux côtés de la présidente de l’Assemblée nationale, des membres du gouvernement ainsi que de nombreuses personnalités officielles, culturelles et diplomatiques, dans une cérémonie qui a mis en lumière la place centrale de la culture dans le projet national.
La présence du chef de l’État n’a pas été perçue comme une simple participation protocolaire, mais comme un message fort affirmant que « les infrastructures construisent le corps de la nation, tandis que la culture et le livre en constituent l’âme », comme l’ont rappelé les allocutions d’ouverture. Le salon est ainsi passé d’un simple événement littéraire à un véritable carrefour de l’intelligence africaine et une plateforme de dialogue avec le monde.
Placée sous le thème « La lecture pour construire », cette édition a insisté sur le fait que l’investissement dans le livre est un investissement dans l’être humain. Les intervenants ont multiplié les appels à faire de la lecture un pilier du développement, partant de l’idée que « l’enfant qui lit devient un adulte qui pense ».
La cérémonie officielle s’est déroulée en présence du vice-président de la République, de la présidente de l’Assemblée nationale, du Premier ministre, de M. Alassane Coulibaly, grand chancelier de l’Ordre national et parrain de cette édition, de Mme Françoise Remarck, ministre de la Culture et de la Francophonie, de M. Amadou Koné, ministre des Transports et maire de Bouaké, ville hôte, ainsi que des membres du gouvernement, du corps diplomatique et des autorités religieuses et traditionnelles.
L’ambassadrice du Liban à Abidjan, Mme Magda Karaki, était également présente, dans le cadre de la participation du Liban en tant que pays invité d’honneur. Elle était accompagnée de nombreuses personnalités culturelles, diplomatiques et religieuses, dont la délégation de l’Association Al-Birr wal-Taâwoun, conduite par le président Hajj Mahmoud Nassereddine, l’imam de l’association cheikh Ghassan Drouich,Monseigneur Charbel Bou Haydar, supérieur de la Mission libanaise du Sacré-Cœur à Abidjan, en Côte d’Ivoire, accompagné d’une délégation de la mission comprenant M. Yassine Bajani. ainsi que les responsables de la WLCU – bureau d’Abidjan, dirigé par M. Haïdar Salman, et le bureau de Daloa représenté par M. Samer Aoun. Étaient également présents le président de l’Association Al-Ghadir, le Dr Ali Badir, ainsi que des personnalités éducatives, culturelles et médicales libanaises et ivoiriennes.
Plusieurs écrivains francophones venus de l’étranger ont également pris part à l’événement, notamment la romancière et directrice de la Bibliothèque nationale Al-Reyhan, Mme Nour Ahmed Zein, venue de Conakry accompagnée de sa mère, la Dre Hana Zein.
Le Liban invité d’honneur… une présence qui dépasse les circonstances
La participation du Liban a été particulièrement remarquée, le pays étant l’invité d’honneur de cette édition. Plus d’une dizaine d’écrivains libanais venus de l’étranger ont pris part au salon, illustrant la richesse et la diversité de la scène culturelle libanaise.
Dans un message vidéo, le ministre libanais de la Culture, le Dr Ghassan Salamé, a déclaré :
« Mes chers amis, permettez-moi d’expliquer mon absence aujourd’hui et d’exprimer combien le Liban est honoré d’être l’invité d’honneur de cette édition du Salon international du livre d’Abidjan. Être à Abidjan, c’est d’abord être au cœur de l’espace où les livres se partagent, où les idées se rencontrent et où se construit un dialogue entre les sociétés. Le Liban participe à cet événement à travers ses écrivains, ses éditeurs et ses œuvres, mais aussi à travers la pluralité de ses voix qui reflète la vitalité de sa scène culturelle et intellectuelle. Dans le contexte difficile que traverse notre pays, cette participation prend une signification particulière : elle rappelle que la culture ne s’arrête pas dans les moments difficiles, mais qu’elle se réinvente et affirme sa nécessité. Ce salon est également l’occasion de reconnaître le rôle croissant d’Abidjan et du continent africain dans les dynamiques contemporaines du livre et de la pensée. Il s’inscrit enfin dans la relation historique entre le Liban et la Côte d’Ivoire, qui s’est renforcée au fil du temps et a rapproché nos deux sociétés. Je vous souhaite un excellent salon, riche en échanges et en découvertes. Merci. »
Dans un geste symbolique, le président Alassane Ouattara a entamé sa visite du salon par le pavillon libanais, accompagné de l’ambassadrice Magda Karaki et de plusieurs membres du gouvernement, avant de poursuivre sa tournée à travers les autres stands qui ont attiré un large public.
Allocutions d’ouverture… le livre comme fondement des nations
Au cours de la cérémonie, les intervenants ont souligné que le Salon du livre ne se limite plus à une manifestation littéraire, mais est devenu un « carrefour de l’intelligence africaine » et une plateforme de dialogue entre les cultures, réaffirmant que le livre est « l’âme des nations » et un outil essentiel de développement et de cohésion sociale.
Le commissaire général du salon a notamment insisté sur le fait que « les infrastructures construisent le corps de la nation, mais la culture et le livre en constituent l’âme », affirmant que le SILA est passé d’un événement commercial à une grande plateforme intellectuelle reliant l’Afrique au reste du monde.
L’écrivain ivoirien Maurice Kwaku Bandaman, invité d’honneur, a été décoré à cette occasion. Il a appelé les jeunes à la lecture en affirmant que « les sociétés qui aspirent au progrès doivent commencer par le livre », ajoutant : « Lisez, lisez, lisez… les livres transforment l’homme en pensée et en valeur ».
La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a pour sa part affirmé que la culture est devenue un pilier des politiques publiques, considérant le livre comme « une force d’éducation, un outil d’unité et un levier de développement économique et social », dans le cadre d’une vision présidentielle plaçant la culture au cœur du développement national.
Le salon se déroule cette année sous le thème « La lecture pour construire », avec des messages forts adressés aux jeunes générations, rappelant que « l’enfant qui lit devient un adulte qui pense », et que l’investissement dans le livre est un investissement dans l’avenir des sociétés.
La cérémonie d’ouverture a également été marquée par un spectacle artistique fusionnant les cultures ivoirienne et libanaise, illustrant la volonté du salon de promouvoir le dialogue culturel, avec une large participation d’auteurs et d’éditeurs et un programme s’étendant sur plusieurs jours.
Dîner en marge de l’ouverture
En marge de la cérémonie, un dîner diplomatique et culturel a réuni l’ambassadrice du Liban Magda Karaki, l’ambassadeur de France ainsi que plusieurs personnalités libanaises, ivoiriennes et de la diaspora, dans une atmosphère reflétant la profondeur des relations culturelles entre les deux pays et ouvrant un espace supplémentaire de dialogue entre les acteurs du secteur culturel.
Lors de ce dîner, le président du bureau de la WLCU à Abidjan, M. Haïdar Salman, a remercié les participants pour leur présence et a également salué les écrivains venus de l’extérieur de la Côte d’Ivoire
Pour visionner la vidéo, veuillez cliquer ici
Pour voir l’intégralité des photos de la cérémonie de célébration, veuillez cliquer ici &ici
















